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Pourquoi l’intitulé de ce site web est : Ngouédi – Perspective
Protestante Congolaise ? |
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Ngouédi, au prisme de l’histoire de la mission
et de l’Eglise protestante au Congo Brazzaville
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Est une cité rurale située sur un site pittoresque et montagneux à
mi-chemin entre deux gares célèbres du Chemin de Fer Congo-Océan
(CFCO) :
Loutété [rendue célèbre, plus tard, par l’ex Cimenterie
Domaniale de Loutété (CIDOLOU)] et Bouansa (ex Le-Briz).
Ancien poste de la Mission protestante suédoise, Ngouédi, au sein de
l’Eglise Evangélique du Congo aujourd’hui, fait partie du
Consistoire dit de Ngouédi ; sur un territoire où se croisent les
ethnies « kongo » : « Badoondo », « Basuundi » et « Bakaamba »,
voire « Minkeenge »,
« Bakunyi »,
« Bahaangala », « etc. » émigrants.
Le créateur du présent site web est né au dispensaire de la Mission
de Ngouédi en 1957.
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Fut le lieu où les Missions protestantes implantèrent un Centre
excellent de formation des cadres protestants au Congo (toutes
ethnies confondues : du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest du Congo) et
des pasteurs de l’Eglise.
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Fut, le Dimanche 19 Janvier 1947, le point de départ du « mouvement
de renouveau spirituel » de l’œuvre missionnaire protestante.
La toute première et balbutiante mouture de ce
site web portait l'intitulé « Ngouédi 47/57 - Perspective
Protestante Congolaise » et indiquait ainsi qu'elle représentait
l'espoir, pendant sa période de création (celle des guerres
fratricides au Congo de 1997 et 1998), d'un sursaut puisant son
énergie dans le « mouvement de renouveau spirituel » de 1947 et à
partir de la fragilité du cri d'espoir d'une personne née en 1957 à
Ngouédi.
[Accès au vestige de cette
première mouture en cliquant ici]
En
résumé : Ngouédi, lieu de formation
aux valeurs protestantes et point de départ du mouvement de
renouveau spirituel, nous invite à regarder, en perspective, un
avenir fait d’espérance, notre conscience en « éveil » pour être,
dans le monde entier, des témoins du Seigneur Jésus-Christ comme le
stipulent les paroles du cantique « de réveil » suivant :
« Dibundu, Dibundu dia Kongo ! Lunsamunina nsamu wa mpulusu. Luna
zungana mu mwangisa nsamu wo muna nsi zazo ».
─> Traduction : « Eglise, fidèles de l’Eglise du Congo ! Publiez de
ma part (ndlr: Paroles misent dans la bouche du Seigneur Jésus) la
bonne nouvelle du salut. Allez dans le monde entier (dans tous les
pays, dans toutes les contrées) pour répandre cette nouvelle ».
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Par Eugène NTONDO BUBOTE |
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Etude biblique à Ngouédi
par Christiane Dieterlé, bibliste -
© DEFAP – 2006
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Envoyée une seconde fois par le Service protestant de mission, à
l’Institut Biblique de Ngouédi en février dernier, Christiane
Dieterlé a retrouvé avec une grande joie les douze étudiants de
l’Institut. Ils ont fait le pari de lire ensemble l’évangile de Marc
dans son entier et de « s’y confronter », à raison de vingt heures
par semaine, pendant trois semaines. Elle raconte leurs questions et
leurs débats.
Les étudiants viennent majoritairement de régions du sud du
Congo où la guerre civile a sévi ; ils sont d’ethnies qui se
sont battues entre elles. Quelques-uns sont de la région des
Plateaux ou du Nord, régions peu connues et peu respectées par
le Sud. Les séquelles de la guerre déchirent encore
intérieurement l’Église Évangélique. Il est rare - et difficile
- de le reconnaître et de le dire explicitement. Peut-être la
vie communautaire et la formation à l’Institut opèrent-ils
silencieusement en profondeur une œuvre de réconciliation. Mon
espoir est que notre travail biblique en commun y ait amené sa
petite contribution.
Lire un évangile dans son entier et y avancer pas à pas était une
expérience nouvelle pour les étudiants de Ngouédi et ils s’y sont
prêtés avec enthousiasme. Nous avons utilisé la Nouvelle Bible
Segond, version d’étude, et en parallèle, le fascicule de l’évangile
de Marc dans la traduction Parole de Vie, en français fondamental.
Un après-midi a d’abord été consacré à la lecture cursive
individuelle de Marc dans le fascicule Parole de Vie. Puis,
ensemble, pendant de longues matinées, nous avons appris le respect
du texte, le labeur et la patience qu’il y faut, enfin le dialogue
ainsi rendu possible entre les textes et nous. Du matériel préparé
et photocopié à l’avance a été distribué au fur et à mesure, avant
ou après le travail en commun (montages de textes, démarches de
travail, fiches sur les miracles, les paraboles, le thème du secret
et de l’incompréhension des disciples dans Marc). À la fin de la
session, chacun a pu relier son exemplaire de notre parcours dans
l’évangile, à ses notes personnelles.
Mouvements sectaires
En lisant le chapitre 9 de Marc, les étudiants ont été troublés par
la parole de Jésus au verset 40 « Celui qui n’est pas contre nous
est pour nous », en pensant aux mouvements sectaires et/ou
concurrents en face desquels leurs communautés se trouvent. Un de
leurs problèmes est de situer la foi chrétienne par rapport aux
divers mouvements religieux de type messianique ou syncrétiste qui
explosent au Congo depuis 1991, date de la fin du régime
marxiste-léniniste, et par rapport aux phénomènes de sorcellerie.
En ce qui concerne la parole de Jésus, nous nous sommes d’abord
appliqués à bien la replacer dans son contexte (Marc 9,38-40). Puis
nous avons essayé de comprendre pourquoi Jésus, à cet endroit du
récit de Marc, plaide pour une communauté qui n’exclut pas ceux qui
sont à ses marges. Nous nous sommes alors demandé ce que nous
faisons quand nous rejetons ceux qui ne font pas partie de « notre »
groupe, que nous pensons être le plus proche du Seigneur (voir le
v.38 : « Jean lui dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse
les démons par ton nom et nous avons cherché à l’en empêcher, parce
qu’il ne nous suivait pas. ») ! Nous nous sommes rappelés ensuite
une autre parole de Jésus qui semble contredire Marc 9,40. « Celui
qui n’est pas avec moi est contre moi, » (et celui qui ne rassemble
pas avec moi disperse) dit Jésus en Luc 11,23. Dans cette parole-là,
il ne s’agit pas du groupe des disciples, mais de Jésus lui-même ;
elle est prolongée par une opposition entre « rassembler » et
« disperser », et elle est située dans un tout autre contexte, une
polémique où Jésus est accusé de chasser les démons par le pouvoir
de Satan (Luc 11,14-23).
Ainsi, nous l’avons appris, il ne faut pas généraliser un verset ou
un bout de verset, séparément du contexte où il se trouve. Il y a un
discernement à exercer et les textes nous donnent des éléments pour
exercer ce discernement.
Quoi, les disciples se comportaient déjà comme cela ! Un autre
exemple : en lisant côte à côte les trois annonces de la passion,
les étudiants ont été frappés par l’incompréhension des disciples,
et en particulier leur désir de grandeur qui se manifeste à la suite
de deux d’entre elles : discussion sur, qui est le plus grand, en
Marc 9,33-37 et demande des fils de Zébédée en Marc 10,35-45. Quoi,
les disciples se comportaient déjà comme cela ! Et immédiatement il
y a eu des réactions très vives et un débat passionné de la part
d’évangélistes qui se sentent méprisés par ceux qui, dans l’Église,
leur sont hiérarchiquement supérieurs. Une de leurs plaintes est que
la place et le statut de leur ministère ne soient pas mieux définis
et reconnus au sein de leur Église. Le contenu de ces textes a
entraîné aussi une réflexion plus générale sur le service. Il faut
dire que les diacres, les évangélistes, les pasteurs de l’Église
Évangélique du Congo sont appelés et s’appellent « les serviteurs ».
Ces étudiants ont derrière eux une plus ou moins longue expérience
de ministère d’évangélistes. Ils y rencontrent des difficultés en
face desquelles ils se sentent seuls. Ils ont le désir que leur
formation leur apporte de l’aide dans ce domaine. Leur demande
principale concerne la façon dont, avec l’aide de la Bible, ils
pourraient répondre aux questions que leurs paroissiens ou d’autres
personnes leur posent. Ce sont d’ailleurs souvent aussi leurs
propres questions. Il est nécessaire qu’ils soient davantage au
clair pour eux-mêmes sur le statut des textes bibliques et sur la
manière dont on peut les interroger.
La réponse à ce besoin ne peut pas se trouver dans un enseignement
« hors texte » et formel. Lire un évangile dans son entier nous a
permis de découvrir ou redécouvrir le rôle des textes bibliques
comme vis-à-vis de nos vies, de nos Églises. Vis-à-vis qui, tour à
tour, nous remettent en cause, nous critiquent, nous font réfléchir
et évoluer, nous réconfortent.
Le site de Ngouédi est un lieu important pour l’Église évangélique
du Congo. Une mission suédoise s’y est implantée en 1930 après avoir
fondé d’autres lieux d’évangélisation dans le pays, qui était alors
une colonie française. En 1947, un pasteur congolais y a suscité un
réveil spirituel de type charismatique dont l’anniversaire est fêté
chaque année par toute l’Église. Les révélations, les songes, les
chants inspirés tiennent toujours une place importante dans cette
région. |
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